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Au bar de La Gouffone

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1 Au bar de La Gouffone le Jeu 14 Juil 2011 - 11:03

Lidya


Depuis son entrée à la caserne, elle et les autres recrues n'ont eu de répit, entrainement physique, cours, exercices incessant, à toute heure, à tout moment, sans compter les réveils intempestifs, en fonction des humeurs de l'instructeur... bref l'armée dans toute sa splendeur. Dans un sens ça lui convient, c'est vrai, étant la seule femme de la section, elle se retrouvait dans une chambré à l’écart des hommes, seule avec elle même et lorsque les exercices commençaient, elle avait toute une tripoté de gros bras à disposition, sur qui elle pouvait se défouler.

Cela va bientôt faire 20 jours que Lidya fait partie des recrues de la légion étrangère, bien sur elle pensée pouvoir s'en dépêtrer rapidement, mais ce fut utopique. La seule solution serai de déserter... mais à quoi bon, ou irai t-elle? sans un sous ni logement, aucun pied à terre.... impossible de s'évader.

Du coup c'est ici qu'elle s'évade, au bar de La Gouffone. Pas trop mal fréquenté, bonne musique et bonne ambiance , mais surtout beaucoup d'alcool. Peu d'officier viennent dans le coin, seul quelques recrues, sur le point de craquer, s'échouent ici afin d'avoir la paix d'un coma éthylique.

Les cendriers débordant de cigarettes encore fumantes, moult bouteilles, choppes et verres vide toisent la table de la jeune rebelle. Manche remontée, main dans la main, la gamine et un badaud, se mesurent dans un duel au bras de fer. Le regard plongé dans celui de l'autre, chacun d'eux se scrutent et s'observent attendant le moment de faiblesse ou d’inattention, l'instant opportun... La transpiration coule sur leur front, leur joue, le long du dos ainsi que sur leur muscles tendue...

Lidya ressent un frémissement, son adversaire commence à faiblir, un sourire victorieux s’affiche sur son visage perlant de transpiration. (maintenant ou jamais !) Dans le dernier râle de son adversaire, la jeune femme abat... ou plutôt fracasse, violemment le poing de son adversaire sur la table.

"Yyyyessssss !" hurle t-elle à l'attention du vaincu!
"Dans les dents le perdant !! allé envoie la monnaie!" Continu t-elle en tapotant son index sur la table, tout en avalant cul sec, un verre de tequila!

Elle s’essuie la bouche du revers de la main, compte ses billets et accompagne le départ du jeune homme d' un sourire satisfait.

"A la prochaine !! " Ajoute t-elle en s'allumant une clope.

Sereine, Lidya s'en va conclure cette victoire devant le jukebox, le remplissant de ses fonds de poches, en proie à de profondes réflexions à savoir, la quelle de toutes ses musiques satisfera son ego victorieux.


"Alors comme sa tu es imbattable?" s'inquiète une voie venant de derrière elle.
"Tout dépend... par un type dans ton genre... c'est exacte..." retorque t-elle, sans même jeter un regard à son interlocuteur

Nonchalante, Lidya continu son expertise sur le jukebox, rêvassant sur ses perspectives d'avenir... Comme tous les autres il la jugera sur son physique de petite femme, puis il perdra, peut-être s énervera t-il ou partir-il la queue entre les jambes en couinant comme un chiot, puis Lidya boira un verre, rallumera une clope en comptant ses gains, avant de tripoter le jukebox et ce, jusqu'à ce qu'elle soit complètement noire, que cela dégénère et qu'un officier finisse par être appeler pour venir la récupérer.
"Je te trouve bien arrogante fillette," dit il en faisait claquer ses phalanges.
"C'est s'la oui..."
"Je vais te BROYER le bras pour t’apprendre ce qu'est le respect, Gamine!" finit il par conclure de sa grosse voie, bien virile.

(quand il y en a pour 6 il y en a pour 7)
Lidya se met à sourire en validant le thème de la soirée ''gunshot to the head of trepidation''

"La seule chose qu'un gars comme toi aurai pu m'apprendre c'est pisser debout... manque de bol j'ai déjà apprit sa toute seule..." Pas besoin de l'entendre répondre pour savoir qu'il devait déjà être sur le point d'exploser
"...la mise commence à partir de 50."

Alors oui Lidya souris, oui elle rigole, oui elle extasie, car la soirée ne fait que commencer et elle celle-ci sera certainement très longue!

2 Re: Au bar de La Gouffone le Jeu 14 Juil 2011 - 20:38

Lidya


[HRP]
Petite précision supplémentaire

La Caserne de Lidya se trouve en France à Aubagne
Le bar de la Gouffone se situe à Marseille, à proximité d'Aubagne

3 Re: Au bar de La Gouffone le Ven 15 Juil 2011 - 9:40

Poseidon


Dieu - Admin
Dieu - Admin
Massilia... Port de pêche et d'intrigue s'ouvrant sur la plus grande mer intérieure... Sauf petite mâchoire de terre à Gibraltar tentant de la retenir, de l'empêcher de s’échapper en vain. Elle était libre malgré tout la gueuse, et elle faisait dos rond. Des années que l'homme la torture, la vide de ses enfants, la souille de leurs coulées d'huiles nauséabondes, fendant son corps des quilles de fer de ces navires qui se croyaient maitres là où ils devraient être esclaves... Esclaves de leur peurs, esclaves de leur lâcheté. Les porcelets qui rôdaient sans classe sur la mer et rentraient le soir ramper sans fierté sur terre. ELLE les haïssait...

La brume se levait déjà, signe coureur que la nuit lui appartenait déjà, que la Mer se faisait vicelarde et que de dos rond elle passait à sifflante. Les marins qui connaissaient la légende se claquemuraient dans les petites maisons de la falaise alors que l'archipel du Frioul était déjà dévoré par la météo inhabituelle. Seuls les imbéciles ou les damnés pourraient oser braver celle qui venait chercher son dû... Car on lui avait dit de faire main basse sur une consoeur. Et elle le ferait bon gré, mal gré...

Un bruit mat, quelque chose de lourd qui tomba sur le bitume et sembla résonner jusqu'en enfer, suivi par un frôlement à peine perceptible. Elle descendit de son piédestal de métal froid et elle le posa sur son dos, étrange croix de fer blanc...

A l'intérieur du bar, sa glousse, ça s'échauffait les sens et s'embrumait l'esprit de bêtise envinée. Le concours de bras de fer se poursuit alors qu'un raclement sinistre se faisait entendre au dehors. Peu seraient capables de l'entendre vu le brouhaha qui grondait dans l'antre des vices de l'âme. Un des imbéciles de La Gouffone remarqua la brume dehors et se senti intelligent d'en faire part à tous...

« Z'avez vu ça ? Tiens... C'est tout brumeux au dehors. »

La lourde porte en profita pour résonner de trois forts coups théâtraux, invitant au drame ou à la comédie, qui savait ce que le dramaturge avait prévu pour sa scène et son public. La porte s'ouvra sans fioriture mais avec rare violence et la brume s'invita à l'intérieure contre l'avis de la chaleur des corps avachis qui semblait protester. Un autre imbécile de mâle trouva judicieux de se plaindre.

« Fermez cette putain de porte, MERDE ! » gronda-t-il depuis son coin de bar.

La brume fit place à une ombre, petit cauchemar de cape grises étiolées... Elle portait une croix de métal dans le dos, une toise (1,80m) de fer brillant pesant sa tonne. Pourtant celle-ci ne trainait guère en cet instant. L'échantillon de diable posa son fardeau sur le sol de bois qui craqua sous le lourd instrument, le reposant contre le mur adjacent à la porte qu'elle referma d'un geste souple de la main. Elle retira capuche et loques dévoilant défroque humaine, et quelle gueule ! Un minois de petit écureuil perdu dans une antre de fauves se faisant face humaine. Toute de crinière longue et emmêlée de roux et de braise, elle cligna un instant des yeux.


La femelle au visage de poupée, en vêtement mettant sa morphologie en valeur et exposant chair à l'endroit bienvenue pour tout homme bien alcoolisé. Elle n'était pas bien grande la gironde, elle cédait une tête à sa masse froide, sœur jumelle échouée contre le mur comme épuisée. L'amazone au regard d'ambre liquide qui se figeait déjà, cherchant proie et s'arrêtant sur l'autre femelle qui jouait aux gros bras. Mais déjà un cerbère à la gueule plus faite pour les injures que pour les compliments s'approchait d'elle et lui gâcha la vue.

« Hey... C'est quoi ton truc là ? » il pointa un doigt à l'hygiène négligée mais pas aussi déplorable que celle de ses dents qui lui faisaient souffler haleine à tuer une cheval. Elle grimace …

« Dégage la vue... ou tu feras connaissance de mon ancre d'assez prêt pour te l'imprimer dans la trogne... » et déjà la mégère de repousser le mâle d'un geste « Ouste, j'ai affaire maintenant... »

Crétin finit sachant faire figure, il s'écarta mais alla vers l'ancre et y posa doigts et mains sales, voulant la lever. Ca souffla, ça rougit, ça jura un moment mais pas d'un centimètre ça ne bougea... Alors la pirate, non la femme était digne corsaire, son habit la trahissant : veste à épaulette, bicorne frappé d'un sceau inconnu et pantacourt relevé sur des socquettes blanches et des bottes de cuir sombre, pas du tout féminin pour l'heure. Elle semblait au mieux atypique, au pire, anachronique. Mais elle soupira et roula ses yeux de cristal doré et serra un poing. Et Vlan, et Paf... Deux coups placés avec adresse et elle étala le maraud avant de reprendre son bien qu'elle portait sur l'épaule sans un mot... Silence se fit dans le bar alors qu'elle s'avancait sous des regards mi inquiets, mi haineux...

« Tavernier, un Rhum... Qu'il soit fort et viril, sans glace ni coupé à l'eau... J'ai déjà goûté la vinasse de ton bouge en rencontrant ta clientèle alors fait mieux pour une gente dame cette fois que pour l'accueil » Et elle chercha crachoir sans trouver, donc elle soulagea son trop plein de venin dans le cendrier du bar.

Elle tourna regard vers la drôlesse qui se mettait elle aussi en spectacle à quelques tablée de là. Elle la fixait, sans menace, sans impression de supériorité, la trop lourde ancre reposant à son côté. Son rhum arriva et étrangement on se la fermait alors qu'elle jurait, même la musique trouvant de bon ton que de s'arrêter au même instant.

« Toi, la donzelle, combien d'avinés tu as expédié par dessus ton ring improvisé ? » elle demanda en hochant la tête vers la partie de bras entrecroisés...

4 Re: Au bar de La Gouffone le Sam 23 Juil 2011 - 17:46

Grand Pope


Représentant terrestre


La nouvelle destination de Gan était déjà plus agréable que les précédentes. Sans que cela ne promette un climat absolument somptueux, au moins il n'aurait pas à faire à des extrêmes dans les températures. Bien que norvégien et donc supportant relativement bien le froid, les grosses chaleurs l'épuisaient. Et cela ne présageait rien de bon pour les recrutements. Cette fois il avait donc quitté le sanctuaire pour Marseille, la plus vieille ville de France et une des plus anciennes du bassin méditerranéen. Il ne lui fallut guère plus de quelques heures pour rallier le Pirée à l'antique port.

Sa nouvelle cible ne lui avait pas été communiqué avec précision, le Grand Pope s'étant contenté de l'informer de la présence d'un cosmos dans les environs. Aussi le chevalier d'argent dû sonder quelque peu les environs avant de trouver une trace infime de cosmo-énergie. C'était comme suivre une sorte de fil invisible, un ectoplasme que personne d'autre ne pouvait voir, ni même ressentir et c'était un exercice assez difficile que seuls les confirmés pouvaient accomplir. Mais il était rompu à ce genre d'exercice depuis qu'il avait accédé au grade de chevalier d'argent. Gan remonta la piste jusqu'à un bar qui n'inspirait pas vraiment la confiance. Enfin, du moins pour un humain normal. Pas vraiment un bouge, mais le genre d'établissement assez cradingue où n'importe quelle conversation pourrait mal tourner. Gan haussa les épaules et poussa la porte. Toutefois quand il fut à l'intérieur il eut la surprise de ressentir non pas une mais deux cosmo-énergie.

(Et voilà, encore une fois il y a un autre gugusse à qui je vais devoir disputer la recrue...Ce que ça peux me gonfler ce truc...)


Il était naturellement de mauvaise humeur, un arrêt brutal en mer l'ayant retardé d'une bonne demi heure. Aussi n'était-il pas d'humeur badine, retournant une droite bien sentie à un type qui trébuchait contre lui, poussé par un autre gars. L'homme alla se cogner contre le mur sans trop faire de dégâts, Gan ayant quand même sût mettre de la mesure. D'après ce qu'il pouvait sentir la cosmo énergie faiblarde venait d'une jeune...hmm...femme. N'était les longs cheveux et la poitrine, on aurait pu facilement s'y méprendre tant elle semblait prendre un malin plaisir à singer les mâles qui l'entouraient. Quant à l'autre...Elle venait de la demoiselle attablée non loin d'elle. Là encore il ne pouvait le supposer car il ne voyait de dos qu'une sorte de grosse ancre et une masse de cheveux blonds tombant en cascade par dessus. Sûrement une envoyé de Poséidon. Longtemps qu'il n'avait pas eu affaire à l'empereur des mers...Il fallait espérer que cela ne dégénérerait pas. Il s'approcha donc de la table, prenant sur lui pour être le plus calme et courtois possible.

"Bonjour...Permettez que je me joigne à cette petite conversation. Je m'appelle Gan. Tout d'abord, je vais être direct : Ne vas pas croire que je suis ici dans le but trivial de te draguer...C'est pour une conversation plus intéressante que je suis ici. De même que cette demoiselle si je ne m'abuse..."

L'entrée en matière était toujours difficile et ennuyeuse. Après tout, il allait falloir lui annoncer rien de moins qu'elle pouvait tenir entre ses mains un moyen de changer le monde. La pilule était grosse. Peut être que l'alcool allait aider à faire passer cela...

5 Re: Au bar de La Gouffone le Lun 25 Juil 2011 - 9:25

Lidya


Lidya avait peut être jugé trop hâtivement son adversaire, peut être avait elle mal évalué sa fatigue, ou bien serait ce,
tout simplement, du à un verre de trop... Elle n'aurait su le dire. En cet instant de lutte, c'est elle qui se sent faiblir.
Elle a beau se cramponner à la table ou envoyer des coups de reins, rien n'y fait elle commence à perdre du terrain.
Son avant bras fait à présent presque symbiose avec la table, ses muscles, au maximum de leur tension, ne parviennent qu'à ralentir sa défaite.


En cet instant très précis, le silence retombe sur la foule, tout le monde retient son souffle, de peur que celui-ci
n'influence le combat, seul le jukebox continue, par son rythme endiablé, d'encourager Lidya.
De nombreuse perles de transpirations coulent le long de ses tempes, son cœur bat à tout rompre. L'idée de perdre contre ce... cet chose, l’horrifie plus que tout. Elle ne le lâche pas du regard. Le visage de l'homme, contre qui elle se bat, est déformé par la résistance farouche qu'elle lui oppose, mais elle distingue clairement l'angle que prennent ses lèvres. Il voit la victoire, il pense la toucher et bientôt s'en emparer... elle ne peut pas perdre, pour sa fierté et son alter égo, elle n'en a pas le droit.


Elle ne s'en rend pas compte, mais le silence est du à l'intrusion d'une nouvelle venue dans son univers,
de stéroïde, d’adrénaline et d'un tas d'autre vice propre au homme.
Comme ses forces, l’abandonnant, la musique se tu, laissant place au seul grognement des deux combattants... ainsi qu'à l'intervention de la nouvelle venu:

« Toi, la donzelle, combien d'avinés tu as expédié par dessus ton ring improvisé ? »
(Deux de plus si tu continues..) pense t-elle rageusement.

Ce genre de duel ne dure qu'une minute ou deux, l'effort est permanent et la victoire ne tient qu'à un tout petit instant, une simple faiblesse, un simple relâchement pour que tout s'achève.

Ce soir, le monde semble se liguer contre elle. Tout d'abord une femme, puis maintenant un badaud...

"Bonjour...Permettez que je me joigne à cette petite conversation. Je m'appelle Gan. Tout d'abord, je vais être direct : Ne vas pas croire que je suis ici dans le but trivial de te draguer...C'est pour une conversation plus intéressante que je suis ici. De même que cette demoiselle si je ne m'abuse..."

Il fait nuit conard, lui aurait elle répondu ou bien va jouer sur l'autoroute tu sera mignon, si elle n'était pas dans cette posture, au lieu de cela, l'assistance n’eut pour réponse qu'un sombre grognement. Elle ne devais pas se déconcentrer...

Lidya sent la fatigue la gagner petit à petit, ses bras deviennent de plus en plus lourd, elle n'est à présent plus
qu'as quelques secondes de la défaite. Elle ferme les yeux, espérant gagner en concentration. Dans l'obscurité, elle
se focalise sur ses muscles endoloris, son souffle, les battements de son cœur. Elle n'a besoin que d'un instant,
une toute petite fraction de sa vie, de son temps, pour ne pas que tout son univers ne s'écroule, avec son bras sur
cette table. Elle n'a besoin de sa force que l'espace d'une seconde, rien qu'une toute petite seconde de plus!

Dans un dernier élan, elle envoie tout. Tout ce qu'elle a, tout ce quelle possède, tout ce qu'il lui reste, en sommes toutes ses forces, dans un ultime rugissement de désespoir.


Lydia était toujours plongé dans l'obscurité, mais cette fois-ci c'était différent, en fait l'obscurité était plutôt comme un ciel sombre d’où émergé lentement une myriade de petites étoiles lointaine. Elle se sentait... sereine, comme soulagée, de tout maux, délivrée des souffrances de son corps, plus rien n'existe, plus rien de compte, il ne lui reste que cette petite chaleur au fond de son corps, si douce, et apaisante...

Petit à petit un son étrange vint la sortir de sa transe, un léger brouhaha lointain, les étoiles s’éteignirent. Elle rouvrir lentement les yeux, complètement déphasée. Son regard passa tout d'abord sur les visages décomposés de l'assistance. Au début elle croyait qu'ils la regardaient, mais brutalement elle revint à la réalité, tiré de sa torpeur par les hurlements de l'homme qui trépignait sur sa chaise. Elle lâcha sa main et constata qu'elle avait remporté la victoire et qu'elle lui avait cassé le bras, si violemment que l'on pouvait voir poindre ses os contre sa peau.

Étrangement elle n'en avait que faire, affalée au fond de son siège, elle se sentait à la foi épuisée, complètement sereine, un peut comme si l'espace d'un fraction de seconde elle avait ressenti l'orgasme le plus intense qu'il lui ai été donné d'avoir. Elle s'alluma une clope, comme la tradition l'exigeait, avant de se lever tranquillement, pour aller rejoindre le jukebox.

"N'oublie pas la monnaie"... lance t-elle, la clope au bec, sans le moindre intérêt, à l'attention du malheureux en train de sortir.

Après un moment d'hésitation sur la chanson qu'elle allait choisir, elle lança, entre deux latte à la jeune femme à qui elle n'adressa un regard.

"Avec le dernier... 7".
"J’espère bien pour toi",
dit elle cette fois-ci a ce Gan...
"Et c'est finit pour ce soir mon grand......elle souffle la fumée de sa cigarette... t'as cas repasser la semaine prochaine, tache juste d'arriver plus tôt."

Un timide sourire s'afficha de nouveau sur son petit visage fatigué. Metallica - The Unforgiven

6 Re: Au bar de La Gouffone le Ven 29 Juil 2011 - 15:45

Poseidon


Dieu - Admin
Dieu - Admin

La corsaire reçut finalement son dû : un grand verre de rhum laissé à température ambiante. Elle s'en saisit négligemment, du bout des doigts, comme si elle craignait de le briser en le tenant. Elle était malgré tout plus avachie que assise contre le bar, regardant les exploits nocturnes de la donzelle. Elle souriait, percevant cette rage mal contenue prête à exploser. Elle l'aimait déjà la petite bourrine. Elle remarqua l'approche de l'autre… Elle manqua de cracher en le voyant arriver. Elle pensa simplement à lui fracasser la trogne à coup d'ancre juste pour être venu sur son territoire du soir.

( Saleté… Vla l'esclave d'l'autre grognasse qui rapplique… ) pensa-t-elle en plantant son regard noir vers le nouveau venu qui dérangeait l'héroïne du jour avec des conneries…

Elle l'observa, aigle de la tour, vigile du grand mât, d'un regard ne cillant pas. Elle l'aimait pas du tout et se concentra sur son cosmos pour le faire luire doucement alors qu'elle se levait et marchait à la suite de l'autre femme qui était parti rejoindre le juke box. Elle lui laissa le soin de parler et de répondre, une question après l'autre, comme avec un temps de latence. Elle ne souriait pas mais son regard montrait un certain amusement. son ancre sur le dos, maintenu d'une main et son verre dans l'autre, elle approcha de l'appareil à musique. Elle se pencha doucement vers la fille et la dévisagea un instant, en retour. Après quelques secondes à peine, elle lança à Gan.

« Tu peux dégager maintenant, la demoiselle t'as dit qu'elle n'avait plus besoin d'homme ce soir… Bien tenté la dragouille bidon et ton blabla de 'conversation sérieuse'… » Et elle ricana avant de se rincer la gorge à coup de rhum.

Elle repose son regard devenu glacial sur la femelle, confrontant son regard sans crainte de cet autre petit dragon femelle, suintant de venin finalement ravalé.

« Toi, la donzelle, Bien joué avec l'autre naze, un mec avec un bras pété, ça fait un branle-mou de moins dans ce bar… On commençait à étouffer avec toute cette testostérone inutile. » elle lâcha à voix haute, passant la lourde ancre marine de son épaule au sol devant elle, s'en servant comme une canne, avec une facilité déconcertante au vue de l'instrument devant peser bien une demi tonne…

Elle tendit le verre comme on tend un doigt, expliquant.

« Toi, je te recrute. Pas de mais, tu rappliques. T'a rien à perdre ici, dans ce taudis avec des bouseux. Jt'offre de bosser pour du lourd, du costaud.  » nouvelle rasade de rhum. « Tu l'as en toi, le cosmos, l'énergie qui t'a fait péter la gueule à ces bouffons de pilier de bar. Cette force, moi j'lai aussi, mais j'en ai plus que toi. »

Elle relâcha alors son aura, n'ayant rien à faire du groupe de badaud qui la matait, elle, avec son look tiré de pirates des caraïbes qui se mettait à briller comme un néon, envoyant des ondes d'énergie presque écrasante sous leur pression. Elle venait de poser un poids de 10 kilo sur les épaules de tout le monde sauf de Gan, dont le cosmos l'immunisait à ce petit tour de passe-passe. Elle toisait la femelle. alors qu'elle finissait son verre de rhum et le posait délicatement, comme si de rien n'était, sur le juke box, sans rien casser. Elle leva l'ancre d'une main et la reposa sur l'épaule gauche cette fois-ci. Pas de raison de muscler qu'un seul bras …

7 Re: Au bar de La Gouffone le Ven 5 Aoû 2011 - 9:59

Grand Pope


Représentant terrestre
Visiblement, avant même qu'il ne l'aurait souhaité la conversation avait déjà dérapé. La blonde était d'une vulgarité rare et fît son amorce avec toute la finesse d'une brique qui traverse une vitre. Elle s'était moquée de lui mais elle en faisait dix fois plus pour stresser la fille qu'il venait recruter. Certes elle n'avait pas le profil "femme fragile" et c'était tant mieux, mais le tact cela avait aussi ses bons cotés. Force était de reconnaître que lui même n'était pas brillant en la matière mais tout de même...

Il se leva en soupirant, ramenant sa chaise sous la table avec brutalité, emboîtant le pas des deux autres vers le juke box qui jouait du Metallica. Il aimait bien cette chanson, dommage qu'elle fut ruinée par la blondasse qui tentait maintenant limite d'emmener de force la "donzelle" comme elle l'appelait. Et voilà qu'a présent elle balançait son cosmos sans prévenir sur tout le monde, l'assemblée s'affaissant à l'unisson l'espace d'un bref instant. Évidemment, lui ne le ressentait pas. Elle le prenait un peu trop pour un rigolo et cela ne lui plaisait pas du tout. Il avait bien envie de lui rabattre le caquet et de l'expédier chez son papa avec son ancre attachée au cou, mais il ne fallait pas perdre de vue l'objectif, à savoir la fille.

"Je ne viens pas la pour faire un bras de fer, jeune fille...d'autant plus que ma victoire serait trop facile et sans intérêt...Quant à toi..."


Il se tourna brièvement vers l'envoyé de Poséidon qu'il regardait maintenant avec mépris, comme du poisson pourri.

"Cette fille à son mot à dire et tu n'as pas à l'emmener de force. Ne me prends pas pour un branquignol. Ce n'est pas parce que je sers Athéna que j'hésiterais à te faire cracher les dents...Je n'ai jamais pu blairer les marinas et si tu me cherches tu me trouveras..."

Il décida de s'arrêter là, tâchant de focaliser son attention vers la fille.

"Bon...Comme l'a dit...l'autre...effectivement tu as en toi une force latente qui ne demande qu'à s'éveiller. C'est cette même chose qui t'a permis de faire basculer de ton coté de la balance la victoire. On appelle bien cela le cosmos, même si je trouve qu'elle y va vite en besogne...Nous ne sommes pas des illuminés venant d'une quelconque secte. Nous servons des intérêts supérieurs avec ce cosmos pour arme, qui nous élève bien au dessus du commun des mortels. Si nous sommes ici, c'est pour que tu rejoignes l'un d'entre nous..."

Il laissa un peu la fille digérer cela tout en la jaugeant. Elle avait du potentiel, c'était clair. Mais bon cela n'était pas gagné avec la virago à ancre qui lui faisait face. Il avait bien essayé d'être poli mais manifestement elle n'en ferait aucun cas.

"Comment te nommes tu, d'abord ?"
lança t-il un peu laconiquement à la recrue potentielle qui semblait toujours sceptique (on le serait à moins).

8 Re: Au bar de La Gouffone le Dim 21 Aoû 2011 - 11:05

Lidya


Lidya était penchée sur son juke-box et attendait avec impatience que celui-ci lui joue le "morceau de la victoire", dernier rempart avant son retour à la caserne. La soirée ne fut pas aussi longue que ce qu'elle eu espéré, mais elle avait été riche en émotion et s'en été suffisant. Yeux clos, elle écoutait avec passion dégringoler les pièces dans la mécanique folle de la machine, puis le cd ce mit en place, tout était réglé comme du papier à musique. Les mains de chaque coté de l'appareil la jeune légionnaire commençait à battre le rythme de la pointe d'un pied.
Une latte de plus, tout était parfait, derrière elle, le bar parlait, jacassait, insultait, crachait de multiples flots de paroles inintéressante et sans importance aux oreilles de la jeune femme. La musique commençait et c'est tout ce qui importait.

Ce fut en ouvrant les yeux que son instant de jouissance musicale s'évapora, à la même vitesse qu'un verre d'alcool sur la table d'un ivrogne, devant elle le jolie minois de la femme... pirate la dévisageait, cela ne dura que l'espace d'un instant, mais il ne laisse Lidya indifférente...


« Tu peux dégager maintenant, la demoiselle t'as dit qu'elle n'avait plus besoin d'homme ce soir… Bien tenté la dragouille bidon et ton blabla de 'conversation sérieuse'… » lança t'elle à Gan, avant de se mettre à ricaner en avalant une gorgée de rhum.
Et puis la voila de nouveau sur la jeune femme, mais cette fois avec un regard à vous glacé le sang. Bien sur même fatiguée Lydia ne flancha pas et le lui rendit, après tout n'était elle pas en train de ternir sa fin de soirée?

Et voila qu'elle lui faisait des éloges... (Mais qu'est s'quelle me veut celle là?) ne put-elle s’empêcher de penser. A peine avait elle finit de parler qu'elle déplaça une énorme ancre, jusqu'à présent dans son dos, pour la poser devant elle et s'en servir de canne. Lidya n'y avait, jusque la, pas prêter attention... mais avant qu'elle n'ait le temps de se poser plus de questions, la pirate reprit:

« Toi, je te recrute. Pas de mais, tu rappliques. T'a rien à perdre ici, dans ce taudis avec des bouseux. Jt'offre de bosser pour du lourd, du costaud. » nouvelle rasade de rhum. « Tu l'as en toi, le cosmos, l'énergie qui t'a fait péter la gueule à ces bouffons de pilier de bar. Cette force, moi j'lai aussi, mais j'en ai plus que toi. »

C'est alors que barbie blondasse, qu'elle prenait jusque la pour une lesbienne bourrée, costumée à la mode cosplay japonaise, se mit à rayonner et à dégager une étrange aura, qui aurait cloué Lidya au sol, si elle ne s'était pas rattraper au juke-box. Apparemment toute l'assistance du bar fut sujet à cet étrange phénomène... à par le Don Juan de seconde classe, qui entra de nouveau en scène, mais cette fois, il semblait un peut sur les nerfs.

"Je ne viens pas la pour faire un bras de fer, jeune fille...d'autant plus que ma victoire serait trop facile et sans intérêt...Quant à toi..."

Ce genre de propos lui aurai valu un bon vieux pain dans les dents, ou un tabouret, voir tout autre objet pouvant se trouver à porter de main, mais Lidya était encore stupéfaite du spectacle que venait de lui faire voir barbie. Suite à cela il s’interrompit un instant pour répondre aux provocations de la blondasse... avant de reprendre son discours incohérent, laissant la légionnaire patauger dans la boue...
(je dois surement rêver ! j'ai trop bu ou je me suis faite tabasser dans un coin de rue... c'est pas possible c'est quoi ce truc !) elle les regardait tout les deux avec des yeux de gobie, passant de l'un à l'autre, déblatérant des trucs bizarres sur les Dieux, une puissance latente surhumaine, le cosmos énergie... l'espace d'un instant elle baissa les yeux et contempla ses poings...

"Lidya" répondit elle, perdu dans ses pensées, (une force latente... rejoindre l'un des deux...)

Elle se secoua brièvement, la tête afin de reprendre ses esprits avant de leur jeter un regard noir.

Vous deux... commença t'elle en articulant lentement, je sais pas de quelle planète vous débarquez, ni même ce que vous me voulez vraiment... mais vous avez intérêt à y retourner rapidement, continua t'elle en montant d'un ton à chaque phrase, parce que si j'en entend encore un seul, me dire ce que je dois FAIRE ! ou encore me parler de trucs BIZARRES à une heure pas possible, après avoir POURRI ma seule soirée de permission... !! dit elle avec insistance, leur jetant des regards incandescents, je prend cette putain d'ancre de merde, dit elle en pointant d'un doigt menaçant la cane de barbie blondasse, et je la lui fou profondément dans le cul!! Avant de m'en servir pour éclater la salle gueule de dégénéré de l'autre!!! Elle se tut un instant J'espère que je me suis bien faite comprendre? parce que c'est mon premier et dernière avertissement...

Sans en attendre plus de la part de ces deux fou, elle passa entre eux afin de rejoindre sa table, marmonnant dans sa barbe insultes et autre propos dégradant, reflétant bien sa mauvaise humeur. Elle jeta rageusement son mégot à l'autre bout de la pièce, avant d'en rallumer une autre. Elle remit sa veste sur le dos et son vieux sac sur l'épaule, puis déposa violemment quelques billets et pièces sur la table avant de jeter un dernier "aller vous faire foutre" avant de se diriger vers la sortie...

9 Re: Au bar de La Gouffone le Dim 21 Aoû 2011 - 15:10

Poseidon


Dieu - Admin
Dieu - Admin


La blonde s'était décidée, elle ne repartirait pas les mains vides… L'autre femelle avait la qualité qu'elle recherchait pour une marina… Elle ne la laisserait pas partir comme ça… Elle entendit mais n'écouta pas ce que le parasite d'Athena avait à dire, après tout, le seul mâle qu'elle écouterait était Poseidon lui même.

( Il est lourd lui à raconter sa vie… ) pensa-t-elle sans se détourner de la fille qui lui rendait son regard foudroyant.

Son attitude dédaigneuse était carrément écoeurante envers Gan, elle non plus n'aimait pas les 'Saints D'Athena' qui dévalorisaient les prouesses de la femme et la forçait même à se voiler… D'ailleurs, elle nota qu'il dévalorisait les prouesses de la femelle, comme si elle n'arriverait pas à battre ce sale gamin de Grèce. Le joli prénom qui traversa les lèvres de la brunette lui arracha un sourire enjôleur sur le moment et la sorti de ses envies meurtrières envers Gan.

« Lydia… C'est un joli prénom. Tu sais que l'origine de ce prénom remonte à une ancienne contrée située sur la Mer Egée ? » Et elle finit d'un trait son fond de rhum ambré, sans vouloir étaler plus sa connaissance en géographie du monde ancien et moderne.

Elle pensait que la tenter pourrait marcher mais la suite de la conversation tordit son visage néanmoins sympathique en un rictus de colère bouillonnante. Elle Se saisit de son ancre à une main et son aura eu un soudain clignotement avant qu'elle n'enfonce de 10 centimètre la-dite ancre dans le sol de carrelage et de béton du Bar. Chaque morceau de mur, chaque table vibra pendant deux secondes alors que ce petit prodige se déclenchait. Ceci sembla calmer la pirate mais alors que la petite c**** lui tournait le dos vers la porte, arrosant le duo d'insultes fleuries, elle parla.

D'une voix froide et calculée elle dit simplement alors que Lydia se saisissait de la poignée de la porte...

« Tu ne comprends pas donc tu as PEUR… Tu as peur donc tu fuis… Je ne t'en veux pas pour les insultes, j'ai entendu pire sortir de minois bien moins sympathiques que le tien. Tu ne franchiras pas cette porte, car sinon tu le sais que tu t'en voudras toute ta vie, d'avoir agi en lâche… » elle s'appuyait de nouveau sur la canne ayant massacré le sol maintenant fissuré en étoile autour d'elle.

Elle enchaina, toujours sur un ton froid mais calme.

« D'ailleurs, puisque tu sembles si maligne et si sûre de toi… Viens, saisis-toi de mon ancre et soulève-la…  »

Elle libéra les pauvres êtres autour d'elle de sa malédiction, faisant disparaitre la sensation de poids qui pesait sur chaque épaule mais son regard brillait d'une lueur de défi, d'une lueur qui disait 'dégonfle-toi si tu l'oses'… Cette femme était flippante, elle ne menaçait plus personne directement ni même verbalement mais sa présence en ce lieux était carrément dérangeante, comme si elle venait d'une autre époque, pire d'une autre dimension… Elle ne bougeait pas mais si Lydia s'enfuyait ainsi, elle passerait pour une perdante…

10 Re: Au bar de La Gouffone le Jeu 1 Sep 2011 - 18:58

Grand Pope


Représentant terrestre



Et voilà que ça continuait...Gan commençait à pousser de légers soupirs d'agacement. Non seulement la blondasse se montrait odieuse mais la recrue s'y mettait aussi. Il y avait certes des autres hommes au sein du sanctuaires. Certains étaient plus intelligents que lui, d'autres plus habiles à manier le pinceau, le fouet, le couteau, mais une chose n'était pas vraiment difficile à trouver. Les gens plus patients que le norvégien. Il était Chevalier d'Argent mais n'était pas celui sur qui on pouvait vraiment compter pour mener des négociations ou pour argumenter de manière calme et pondérée. Aussi quand il vit Lydia se diriger vers la sortie et la Marina enfoncer dans le sol son ancre de marine, il manqua sortir de ses gonds, laissant un poids encore plus fort que celui jeté par Melody se faire sentir sur les épaules de tout le monde pendant un bref instant.

"Calmes toi Lydia...Nous ne venons pas d'une autre planète et je comprends que ce que nous te racontons soit difficile à encaisser. Moi même j'ai réagi de la même manière quand on est venu me trouver. J'ai cru que l'autre se foutait de ma gueule, mais non...N'écoutes pas l'autre abrutie, ne touche pas à cette ancre. Il est d'abord évident du premier coup d'oeil que tu ne pourrais pas soulever un objet en fonte de cette taille, personne ici ne le pourrait...En revanche je t'invites à te calmer car de gré ou de force tu entendras ce que nous avons à te dire..."

Il passa tranquillement devant l'ancre tout en jetant un coup d'oeil dessus. En plus d'être lourde, elle suintait quelque chose de malsain, d'indéfinissable. Raison de plus pour que la jeune recrue ne s'en approcha pas. Gan toisa avec dédain et mépris la Marina, crachant par terre juste devant elle.

"Toi aussi tu vas descendre d'un ton, mademoiselle Sushi, ce n'est pas en t'exprimant comme ça que tu vas arriver à quelque chose avec Lydia...Mais bon, je suppose que tu ne peux rien faire sans gueuler et aboyer partout..."

Il tourna son regard de nouveau vers Lydia. Elle était perdue, cela se voyait. Avant même que lui ou Melody ne se pointent, elle devait déjà être paumée spirituellement.

"Lydia, moi je ne suis pas partisan de la manière forte pour montrer que nous ne plaisantons pas mais si il faut que je le fasse, je réduirais ce buffet en cure dents d'un seul petit coup."

Il désigna le vieux vaisselier qui était juste à coté de la sortie. Si Lydia insistait, il le ferait. Mais il était encore capable de se maîtriser. La question est de savoir jusqu'où les deux femmes pousseraient le bouchon...

11 Re: Au bar de La Gouffone le Lun 26 Déc 2011 - 14:57

Lidya


Lidya était sur le point de franchir la porte, une terrible détonation ce fit ressentir. Elle fit volte face et découvrit avec horreur la sinistre scène, tout autour d'elle les murs commençaient à se lézarder de fissures, pendant que poussière et débris retomber au sol. C'était comme si une grenade venait d'exploser, à la différence que l'épicentre du cataclysme n'était autre que la Blonde à forte poitrine et son ancre enfoncée dans le sol anéanti.

Cette dernière avait changé, elle n'avait ni un air menaçant, ni même une attitude agressive, mais sa seule présence suffisait à mettre tous les sens de la jeune légionnaire en alerte. Lidya, à la bouche béante et au visage déformé par un étrange rictus d'incompréhension, était paralysée par la peur ainsi que par cette étrange sensation que son corps tout entier était lester par un poids invisible .

La blondasse avait beau être physiquement intelligente, elle n'en restait pas moins perspicace, après quelques instants qui semblait avoir duré une éternité, la femme pirate repris:

« Tu ne comprends pas donc tu as PEUR… Tu as peur donc tu fuis… Je ne t'en veux pas pour les insultes, j'ai entendu pire sortir de minois bien moins sympathiques que le tien. Tu ne franchiras pas cette porte, car sinon tu le sais que tu t'en voudras toute ta vie, d'avoir agi en lâche… » elle s'appuyait de nouveau sur la canne ayant massacré le sol, maintenant fissuré en étoile autour d'elle.

C'était un fait Lidya était terrorisée... Il va de soit que dans son état elle avait beau être fière, fanfaronne et tout ce qu'on veux, elle ne souhaitait qu'une chose, prendre ses jambes à son coups et fuir en vitesse. Par contre elle émettait quelques doute sur l'idée quelle pouvait s'en vouloir si elle agissait en lâche. Quoi qu'il en soit elle ne bougea pas d'un poil, non pas par courage, mais simplement parce que ses jambes refusait de bouger.

Et bien sur il n'était pas utile pour Gan de lui préciser de ne pas s'approcher de cette ancre. Non seulement il lui était impossible de bouger mais il était hors de question qu'elle s'approche de cette folle venu d'une autre dimension.
( merde, j'était juste venu faire des bras de fer... ) pensa t'elle dans sa détresse.

Gan invita également la jeune femme à ce calmer...
(en effet il a raison, faut que tu te calme ma grande... aller respire, pète un coup, détend le string... tu va trouver une solution).

Ce dernier semblait beaucoup plus posé, que Barbie pirate, cependant il lui paraissait clair qu'il valait mieux ne pas le mettre en colère lui non plus...
Après un long silence, Lidya parvint à trouver une idée, qui pour cette fois n'était pas bête.
Elle déglutit lentement avant de prendre la paroles...
Très bien je suis prête à écouter ton charabias...

Pas bête… mais l'horrible pressentiment qu'elle regretterai jusqu'à la fin de ses jours cette décision lui fit perdre le peu d’assurance qu’elle avait retrouvé. Qui plus est, il n'était pas dit qu'elle pourrai repartir comme un fleur un fois leur histoire terminée ...

12 Re: Au bar de La Gouffone le Ven 6 Jan 2012 - 15:18

Poseidon


Dieu - Admin
Dieu - Admin


Melodie se crispa instantanément quand le parasite d'Athéna se mit à la critiquer et à la traiter d'abrutie… La mains tenant l'Ancre ce mit à trembler sous l'impulsion d'une colère devenant mal maitrisée. Pour qui se prenait-il ce sale cloporte méprisant ? Ce pénis ambulant se croyait supérieur à elle ? Elle en aurait rit. elle détestait les cabots masculin et encore plus ceux qui couiner pour une caresse d'Athéna. Elle n'allait clairement pas se laisser voler la vedette en ce lieu, et surtout pas par une saleté de mâle. Elle écouta néanmoins la tirade sans fin du macho… elle posa son regard dur sur le serviteur de la prostituée guerrière…

" De qui te moques-tu, sâle chien d'Athéna ? Une abrutie moi ? Alors que toi tu voudrais que cette innocente et sauvage jeune femme rejoigne les rangs des femmes masquées de ta maitresse ? Tu devrais avoir honte de tenter de la recruter en sachant très bien ce qu'il aviendra de sa vie si elle te rejoint… " Elle se tourna vers Lydia et ajouta à son attention. " Ne l'écoute pas, il ne fera que te mentir… Et puis, tu me trouves plus vulgaire que les bâtards masculins de ce pub toi ? Et puis juste pour ta gouverne, ma mignonne, je te propose une liberté incroyable, la possibilité de voyage au delà de toute imagination tout en cultivant ta force jusqu'à son paroxysme, faire de toi une combattante inégalée et à la fierté sans égale. Je t'offre une nouvelle vie incroyable. Par contre, si tu le suis lui, tu sera forcée de suivre des règles ingrates et humiliantes, de te voiler le visage d'un masque de marbre et de refuser jusqu'à la moindre facette de ce qui fait de toi une femme unique et pas un robot forgé pour servir une maitresse tyrannique… Tu veux être comme ses femmes esclaves d'une matrone injuste qui inflige à ses semblables ce qu'elle n'oserait jamais subir elle même ? "

Elle ne voulait pas que cette gamine se retrouve parmi les athéniens, parmi ces femmes forcées de porter le masque et de se rejeter elles-même. Elle reposa son regard incendiaire sur le sale mâle.

" Tu vois Lydia, il me reproche mes manières, il me reproche d'être moi-même. Il m'insulte inopinément car il sait que même si il m'en coûte de ne pas lui botter le fessier à coup d'ancre marine, je ne déclencherais pas le conflit qu'il cherche tant par ses brimades. Et ne te laisse pas berner par son petit minois innocent, c'est une raclure d'homme qui ne te respectera jamais. vois comme il camoufle ses menaces, il n'est que bas instincts comme tout les pourceaux qui habitent ce lieu. "

Il l'avait insultée alors elle n'allait pas mâcher ses mots en retour.. Elle était peut-être un peu misandre mais sa vie de petite fille bien sage l'avait dégoûtée. Plus jamais elle n'accepterait les critiques d'hommes qu'elle jugeait inférieurs. Poseidon était une exception, Il représentait un idéal divin qu'elle partageait et n'étaient nullement son esclave… Elle était maitre à bord de son navire, au sens propre comme figuré.

13 Re: Au bar de La Gouffone le Jeu 2 Fév 2012 - 17:46

Athéna


Dieu - Admin
Dieu - Admin


La légionnaire semblait reprendre lentement son calme et bien que l'on put sentir aisément son envie de quitter cette endroit au plus vite elle annonça qu'elle était finalement prête à écouter le discours de Gan.
Une fraction de seconde passa avant que l'homme n'essaie de prendre de nouveau la parole afin d'expliquer la raison de son intérêt pour Lydia. Cependant ce cours laps de temps suffit à Melody pour reprendre de plus belle et pour, une nouvelle fois, arroser l'Athénien d'injures toutes plus agréables les unes que les autres.
Le sang de Gan commençait à bouillir dans ses veines et ce dernier se demandait de plus en plus se qui le retenait de ne pas empaler la Marinas sur son encre.


(Tss, l'ancre ne rentrerait pas...)

Gan laissa cependant passer l'orage, attendant simplement que l'autre en ai terminer pour prendre sa suite. Ainsi, sans même prendre la peine de répondre à cette rabatteuse aquatique il répondit à la demoiselle.

"Laisse moi t'expliquer ce qu'il en ai réellement plutôt que d'écouter les inepties de celle-ci.
Aussi bien elle que moi sommes ici pour toi car tu a, comme nous l'avons déjà soulignés, un potentiel hors du commun. Il faut cependant que tu retienne bien une chose, que ce soit dans l'un des deux camps, ta vie changera du tout au tout. Ces voyages, cette liberté et cette puissance dont elle parle sont le lot de chacun d'entre nous."


Gan plaça une courte pause dans son discours, détournant le regard vers son homologue avant de revenir sur Lydia.

"Bien évidemment qu'il y a des règles, elles ne sont cependant ni ingrates ni humiliantes comme aime à te le faire croire celle dont je ne me souvient pas avoir entendu le nom. Les règles sont la base de toute bonne civilisation, de toute armée efficace. Maintenant pour en revenir à cette histoire de masque, laisse moi, encore une fois, te dire ce qu'il en ai réellement.
Les femmes chevaliers qui entrent au service de la déesse Athéna ont l'obligation de porter un masque cachant leur visage dans son intégralité. La raison n'est cependant pas pour cacher toute marque de féminité mais dans un but tout autre. Ce masque sert à se que les hommes que tu aura à combattre ne te prennent pas en pitié en voyant ton visage, afin que tu ne soit sous-estimé de personne. Ce masque ne t’empêchera en rien d'être une femme car après tout chacun sais que derrière ce masque se trouve le visage d'une femme."


Tout était dit ou presque, il n'y avait maintenant plus qu'à attendre la réaction de Lydia quand à ce qu'elle venait d'entendre.
Gan fît un pas en arrière, commanda une bouteille de rhum tout en se saisissant de deux verre,puis s'installa à l'une des tables proches des deux femmes.


"Je sais que tout ceci n'est pas facile à avaler mais c'est la vérité et je me doute également que tout se chamboule dans ta tête en ce moment même, tu as certainement une multitude de questions sans réponses."



14 Re: Au bar de La Gouffone Aujourd'hui à 14:24

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